Eco-geste Avril 2013 : Des gestes simpes et malins …au jardin
- 1. Composter vos déchets verts
Vous pouvez ainsi alimenter en humus d'autres parties de votre jardin sans apports extérieurs enrichis en engrais. Ce qui soulage le porte-monnaie, n'entretient pas le cycle des déchets verts mis en décharge et contribue à un bon équilibre en éléments nutritifs pour votre jardin. C'est finalement le cycle naturel de la vie végétative qu'il faut conserver.
- 2. Utiliser des insecticides biologiques
Dans un premier temps, renseignez vous bien sur la nocivité potentielle des insectes visés : certaines espèces sont présentes en grande quantité mais ne représentent aucun risque pour votre jardin.
Ensuite, il existe des plantes répulsives (oeillets d'Inde, ciboulette, oignons, ail, basilic, dahlia), des purins à base de végétaux ou d'eau savonneuse pour éloigner les insectes indésirables.
Pour les pucerons, procurez vous des coccinelles qui s'en nourrissent.
Pour faire fuir les limaces et les escargots du jardin, il faut déposer régulièrement autour de vos plantations des substances collantes ou rugueuses : cendre ou sciure de bois, coquilles d'oeufs émiettées, marc de café (séché), ou encore mieux : laisser le gîte à un hérisson qui s'en nourrit la nuit tombée!
- 3. Adopter des méthodes de lutte préventive
Varier les plantes cultivées dans le jardin même et d'une année sur l'autre permet de rompre le cycle de développement des parasites. Il est conseillé de faire tourner les cultures ou encore d'associer plantes amies et plantes répulsives pour prévenir les dégâts liés aux ravageurs.
A noter ! Le paillage, à base de feuilles mortes ou d'herbe tondue, est une protection végétale qui peut freiner la pousse des "mauvaises herbes".
- 4. Enrayer une attaque de parasites
Pour enrayer une attaque à son origine, le jardinier peut là encore opter pour différentes méthodes : ramasser les adultes et les larves de doryphore des pommes de terre, les chenilles sur les feuilles ou encore écraser les œufs, couper la première branche infectée ou arracher et brûler le premier plant infecté par un champignon, etc.
- 5. Eviter au maximum les désherbants chimiques
Les jardiniers en herbe sont aussi d'importants consommateurs de pesticides dont les caractéristiques souillent durablement notre santé et les milieux. Ils sont ainsi responsables de 25% de la pollution des eaux de surfaces et des nappes souterraines ! En effet, les traitements que vous appliquez sur les plantes de votre jardin perdurent, se répandent et sont un risque important pour les personnes (notamment les enfants) et les animaux vivant à proximité (comme les animaux de compagnie).
Plusieurs solutions possibles :
• désherber à la main avec une binette, un sarcloir ou une houe, ce qui entretient votre physique et à le mérite d'être sélectif dans les espèces supprimées. A l'inverse, l'utilisation d'une houe rotative mécanique peut provoquer la multiplication de mauvaises herbes vivaces.
• utiliser de l'eau bouillante (2 litres pour 4 m²) qui est aussi efficace qu'un désherbant chimique mais tue la vie macro et microscopique qui participe à l'enrichissement et l'entretien de la terre.
- 6. Bien choisir ses produits
Lorsqu'il devient nécessaire d'agir de manière plus radicale, il est important de bien choisir ses produits c'est-à -dire des produits autorisés en Agriculture Biologique (AB) et possédant la mention Emploi Autorisé dans les Jardins (EAJ).
Les jardiniers peuvent aussi préparer eux-mêmes leurs produits : il s'agit des préparations d'origine naturelle et/ou les Préparations Naturelles Peu Préoccupantes (PNPP).
A noter ! Ce n'est pas parce qu'un produit est d'origine naturelle qu'il n'est pas dangereux ou polluant. Les mêmes recommandations de protection, de dosage et de précaution d'application que pour les produits chimiques de synthèse s'imposent.
- 7. Le petit truc : Fabriquer du purin d'orties
Seule préparation ayant reçu l'homologation PNPP, ce mélange à base d'orties a des qualités uniques pour stimuler la croissance des plantes mais également pour rejeter la plupart des nuisibles, pucerons et acariens. Voici sa recette :
1. Arracher des orties : mettez-les dans un bac ou dans un seau (évitez absolument un bac en métal)
2. Mélanger avec de l'eau en respectant les doses suivantes :
- pour faire de l'engrais : 1 kg d'orties pour 10 l d'eau ;
- pour utiliser le purin d'ortie en tant que répulsif : 1 kg d'orties pour 20 l d'eau.
3. Laisser macérer 1 à 2 semaines en remuant tous les deux jours environ
4. Filtrer la solution de purin d'orties. Il ne faut récupérer que le mélange et se débarrasser des résidus d'orties.
Utilisation du purin d'orties en tant que répulsif : pulvérisez sur les plantes avec un pulvérisateur pour l'utiliser contre les parasites
Utilisation du purin d'orties en tant qu'engrais : versez le directement dans la terre tel un engrais liquide, inutile de le diluer plus que ça.
- 8. Utiliser une tondeuse à main, sans électricité ni carburant
Les avantages sont nombreux : aucune dépense d'énergie et donc pas de pollution, un peu d'efforts (nous manquons d'exercice), les herbes coupées forment un tapis dans le jardin qui protège et favorise les pousses suivantes, pas de bacs pleins d'herbes à vider dans la poubelle des déchets "verts", très peu de bruit, maniable. Attention : la coupe est un peu difficile lorsque l'herbe est trop haute.
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